Bitterwood

Auteur :  James Maxey

Éditions : Le Pré aux Clercs


Présentation de l’éditeur :

« L’âge des dragons a sonné le glas de l’humanité. Depuis des décennies, les hommes ne sont plus que des esclaves à la merci d’un système féodal cruel. Bant Bitterwood a consacré sa vie à chasser et tuer les dragons afin de venger sa famille. Lorsqu’il assassine le fils préféré du roi Albekizan, ce dernier décide d’éradiquer purement et simplement la race humaine… Bitterwood, capturé et emprisonné, met tout en oeuvre pour soulever la rébellion. La lutte s’annonce sanglante. D’un rebondissement à l’autre, James Maxey nous entraîne aux côtés de personnages hauts en couleur dans un monde foisonnant… moins éloigné du nôtre qu’il n’y paraît. »

Mon avis :
Alors que dire ? En fan de dragons et autres créatures mythiques, je me devais de lire ce livre et…. j’ai eu beaucoup de mal.
Oui, il y a beaucoup d’action, beaucoup d’intrigues….. mais je n’ai pas réussi à rentrer dans l’histoire, à m’attacher aux héros.
Tout d’abord ces fameux dragons, gigantesques, majestueux et …. beaucoup trop humanisés à mon goût ; à certains moments j’en oubliais que j’avais affaire à des dragons. Même architecture, comportements humains, anthropomorphisme bien trop poussé. Côté humain, le héros principal, m’a parfois semblé bien léger, comme une envie de le bousculer un peu.
Sinon pour ce qui est de l’écriture, James Maxey écrit très bien, les mots sont bien choisis, mais là encore j’ai eu une impression de trop. Une métaphore çà va, trop de métaphores, bof ; j’en perdais le fil de l’action.
Au final, tout de même une bonne histoire,  puisque je n’ai pas abandonné le livre, mais une lourdeur et des effets de style un peu trop rédhibitoires pour moi. Un tome qui ne m’a pas donné envie de lire la suite…. mais que cela ne décourage pas d’éventuels lecteurs 🙂
Merci à Bob et aux éditions Pré aux Clercs pour ce partenariat.
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Départs anticipés

Auteur :  Christopher Buckley

Éditions : Points

Présentation de l’éditeur :

« Ils exagèrent, tous ces retraités. À Washington, entre villas de luxe et terrains de golf, ils sont de plus en plus nombreux à vivre aux crochets de la jeune génération. Aidée par un sénateur assoiffé de pouvoir, Cassandra, conseillère en communication et bloggeuse révoltée, déclare la guerre aux baby-boomers. Son arme ? Le « transitionnement volontaire », comprenez : le suicide assisté… »

Mon avis :
Vous êtes jeune, trentenaire, vous travaillez, vous suez sang et eau et pour quoi ? Pour payer les retraites des Papys-boomers, pour leur permettre de jouer au golf, de courir après les jeunettes, tout en sirotant des cocktails. Mais heureusement, Cass est là ; filez lire son blog et vous saurez quoi faire. Arrêtons de payer nos impôts et surtout après 65 ans, les papys sont priés de disparaître de leur plein gré, non mais.
Euh, non, je ne prône pas la révolution, c’est juste ce dont parle ce livre ; quelle horreur me direz-vous ! Mais c’est de l’humour, du pur humour noir, caustique et grinçant.
Ce roman est juste très drôle ; une satire réaliste de notre monde capitaliste et qui sonne terriblement juste en ces temps difficiles où notre gouvernement ne sait comment gérer le problème des retraites.
J’ai souri, j’ai ri devant ces personnages extrêmes et là où Christopher Buckley est très fort, c’est qu’il ne tombe jamais dans le grotesque, le trop caricatural. C’est plausible dans l’excès, dans l’absurdement méchant.
Oui çà se passe aux États-Unis, mais le lecteur s’y retrouve sans problème tant le ton est juste. L’envers du décor politique est d’une drôlerie sans nom, le président politiquement incorrect, quel bonheur 🙂
En résumé, un livre drôle, incisif, au rythme enlevé, une écriture juste, un vrai bon moment à passer. Une lecture très différente de mes lectures habituelles, mais qui m’a réellement réjouie.

Merci à Livraddict et aux éditions Points pour ce bon moment de lecture.